Billet

L’Australie, complice consentante

Vous connaissez la dernière ? L’Australie a laissé la police politique iranienne séquestrer 26 footballeuses iraniennes dans un hôtel de la ville de Gold Coast. 5 joueuses ont fui et se sont vues accorder l’asile par l’Australie qui, l’après-midi même, votait une loi d’urgence pour bloquer les suivantes !

Vous imaginez un état qui laisse un agent d’une dictature séquestrer 26 femmes dans un hôtel sur son propre sol ? C’est au-delà de la négligence. C’est de la complicité. L’Australie est la serpillère des Mollahs !

Vous n’y croyez pas ? Moi non plus au départ. Pourtant cette semaine, l’équipe féminine de football d’Iran disputait la Coupe d’Asie en Australie. Lors du premier match, les joueuses ont refusé de chanter l’hymne national. Bien sûr, la télévision d’état iranienne les qualifie de « traîtresses en temps de guerre ». Un agent des Gardiens de la Révolution, la police politique du régime, s’installe à l’hôtel et leur interdit de sortir seules.

Pendant une semaine, 26 femmes sont retenues à Gold Coast, injoignables par le syndicat mondial des joueurs de football. L’Australie le sait. L’Australie ne fait rien. Le gouvernement de gauche d’Albanese se fait le bras des Mollahs.

Le 10 mars, 5 joueuses arrivent à se faire la malle dans la nuit. Canberra tamponne leurs visas humanitaires à 1 h 30 du matin. Mais l’après-midi même, le gouvernement Albanese dépose une loi qui donne au ministre de l’Immigration le pouvoir de refouler des réfugiés déjà munis d’un visa. En clair : les cinq qu’on a sauvées ce matin, on s’arrange pour que les prochaines ne puissent même plus frapper à la porte. L’asile le matin, le verrou l’après-midi. Hypocrisie d’état à l’état pur.

La gauche dans ses œuvres : sourire devant les caméras, mépris et soumission en coulisses. À vomir.

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