Vous connaissez la dernière ? Emmanuel Macron, devant des élèves chypriotes, a lâché cette merveille : « Je n’ai pas fait de politique avant et je n’en ferai pas après. » L’homme a été secrétaire général adjoint de l’Élysée à 34 ans. Ministre de l’Économie à 36. Fondateur d’un parti à 38. Deux fois président de la République. Mais non, Monsieur n’a jamais fait de politique.
C’est magnifique. C’est au-delà de l’arrogance. C’est du mépris pour la fonction elle-même.
Parce que quand on « ne fait pas de politique », on ne dissout pas l’Assemblée nationale sur un coup de tête. On ne crame pas cinq Premiers ministres en quatre ans. On ne pilonne pas le 49.3 comme un distributeur automatique. Et surtout, on ne laisse pas 3 460 milliards de dette derrière soi.
74 milliards d’intérêts par an, premier poste budgétaire de l’état, devant l’école, devant la santé, devant tout. La Cour des comptes parle de « dégradation exceptionnelle et inédite ». Mais lui, non, il passait par là. Il n’a rien vu, rien fait, rien entendu.
La vérité, c’est que Macron n’a pas fait de la politique, il a fait de la gestion de start-up avec les institutions d’une démocratie de 67 millions de personnes. Les corps intermédiaires ? Supprimés. Le Parlement ? Contourné. Les Français ? Des « gens qui ne sont rien » qui n’ont qu’à « traverser la rue » s’ils sont mécontents.
« Je n’ai pas fait de politique. » En effet. Ça se voit.



