Berne valide la folie trans

L’essentiel en 1 min

Un homme au corps masculin porté sur un maillot de bain de femme, illustration de la femme trans admise à la piscine Marzili de Berne

Le 28 juin 2026, à la piscine de Marzili, six policiers évacuent une femme trans, autrement dit un homme biologique, du Paradiesli, coin nu réservé aux baigneuses depuis 1866. Le lendemain, la ville de Berne qualifie l’intervention d’erronée et présente ses excuses à la personne évincée. L’État transforme un trouble psychiatrique en droit d’accès, efface 160 ans de règlement féminin, et abandonne ses baigneuses au corps qu’elles refusaient de voir.

La scène

Le Paradiesli existe depuis 1866. Une cour close et cachée, où les baigneuses du Marzili bronzent nues à l’abri des regards. 160 ans d’usage ininterrompu, protégés par un règlement qui interdit toute présence masculine. Le 28 juin 2026, à 17h30, plusieurs baigneuses signalent l’intrusion d’un corps aux caractéristiques masculines. Elles alertent. Six agents de la police cantonale bernoise interviennent à leur demande, évacuent la personne, qui résiste. Une agente est légèrement blessée par un tiers. Deux enquêtes s’ouvrent. Une baigneuse témoigne : « Nous sommes tolérantes. Nous sommes favorables à l’existence d’espaces sûrs pour les personnes trans aussi. Nous aurions trouvé intrusif de demander à cette personne de prouver son genre. » Une autre, plus directe : « Dans le nudiste-femmes, je ne veux pas voir de pénis. » Deux voix, un même refus. Le règlement du Paradiesli, la charte du lieu, l’usage centenaire, tout confirmait ce refus.

Berne désavoue ses femmes

Le lendemain, 29 juin, la Direction de l’éducation, des affaires sociales et du sport publie son communiqué. L’évacuation y est jugée « fälschlicherweise » (à tort). La ville présente ses excuses à la personne évincée. Aux baigneuses, rien. Aux 160 ans du Paradiesli, rien. Les associations LGBT saluent l’excuse et qualifient l’intervention policière de « honteuse ». Ce que les femmes ont vu de leurs yeux devient une erreur de procédure. Ce qu’elles ont refusé dans leur propre espace devient un acte transphobe. Le communiqué détaille la nouvelle règle : accès pour « toute personne qui s’identifie comme femme et vit comme telle ».

En cas de doute, la pièce d’identité tranche. Ce sexe officiel s’obtient depuis le 1er janvier 2022 sur simple déclaration verbale à l’officier d’état civil. Sans expertise psychiatrique. Sans traitement hormonal. Sans chirurgie. Sans juge. Une phrase suffit à changer d’état civil. La dysphorie de genre, classée au chapitre F64 de la classification internationale des maladies, devient une case administrative validée par un fonctionnaire de mairie. L’État suisse ne diagnostique plus, ne soigne plus, il enregistre. Le sexe cesse d’être un fait biologique objectif ; il devient une perception subjective et fluctuante à laquelle la société est priée de s’adapter.

Les chiffres suivent : 1,171 déclarations en 2022, 713 en 2023, 574 provisoires en 2024. Soit 2,458 changements en trois ans, avec un pic chez les 15-19 ans. Dans un espace nu, où le corps révèle ce qu’aucun formulaire ne saurait masquer, l’administration décrète que la case cochée l’emporte sur l’anatomie.

Le règlement du Paradiesli a traversé 160 ans d’histoire ; il tombe devant un article du Code civil. Avec lui disparaît la protection minimale que l’État doit à ses femmes dans les espaces où elles sont le plus exposées : nues, sans défense, livrées à toute personne que la carte d’identité aura légitimée.

Londres protège les femmes, Berne les sacrifie

Le 16 avril 2025, la Cour suprême du Royaume-Uni rendait son arrêt For Women Scotland. À l’unanimité, les juges ont estimé que dans l’Equality Act de 2010, les termes « sex », « woman » et « man » désignent le sexe biologique. Vestiaires, refuges pour femmes battues, prisons, sport féminin retrouvent un ancrage matériel dans la loi. Le royaume, qui traque par ailleurs les dérapages sur les réseaux sociaux, rétablit sur ce point le principe de réalité. Londres consacre le sexe biologique, Berne l’efface. Au fait anatomique visible, la Suisse substitue la déclaration enregistrée. Aux baigneuses du Marzili, elle oppose l’article 30b.

Deux États, deux camps. Le premier reconnaît que l’espace féminin repose sur une réalité mesurable. Le second la confisque au nom d’une identité déclarée que rien ne mesure. Ce que la ville de Berne a fait à ses baigneuses, aucun tribunal cantonal ne le sanctionnera. Aucune assemblée ne l’annulera. Le seul recours est d’exiger le rétablissement du sexe biologique comme critère d’accès aux espaces nus réservés aux femmes. Restaurer une évidence que l’État bernois a effacée en 24 heures.

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