La France a payé la rançon. Comme d’habitude.


Vous connaissez la combine ? L’Iran prend deux Français en otage pendant trois ans et demi. Et c’est la France qui paie l’addition.

Ça s’appelle une rançon. On peut l’emballer dans du papier diplomatique, ça reste une rançon.

Cécile Kohler et Jacques Paris, deux enseignants arrêtés pendant leurs vacances en Iran, condamnés à 17 et 20 ans de prison pour « espionnage ». Trois ans à la prison d’Evin. Puis cinq mois cloîtrés dans l’ambassade de France à Téhéran pendant que les bombes tombaient. Le 7 avril, ils quittent enfin l’Iran. Soulagement unanime, applaudissements à l’Assemblée. Macron remercie Oman. Barrot, le ministre des Affaires étrangères, parle de « discussions sensibles, par nature confidentielles ».

Et le même jour, oui le même jour, l’assignation à résidence de Mahdieh Esfandiari est levée en France. Cette Iranienne condamnée chez nous pour apologie du terrorisme après le 7 octobre. L’agence de presse officielle iranienne confirme l’échange. Paris dément. Évidemment. Dans la foulée, la France retire aussi sa plainte devant la Cour internationale de justice, celle qui accusait Téhéran de violation de la protection consulaire de nos otages. Retirée. Discrètement.

Bilan de l’opération : une apologiste du terrorisme relâchée, une plainte internationale abandonnée, et une diplomatie qui s’est découvert une passion pour la « retenue », pile quand l’Iran avait besoin d’un relais occidental. Ça ne s’appelle pas de la négociation. Ça s’appelle payer la rançon avec le sourire et garantir la prochaine prise d’otages.

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