Les faits. Le 7 février 2026, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, a déclaré au forum Al Jazeera de Doha que l’humanité avait un « ennemi commun » en Israël. Elle s’exprimait lors d’un panel intitulé « La cause palestinienne dans un monde évoluant vers la multipolarité », aux côtés du chef du Hamas Khaled Mashaal et du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
L’idée implicite. Cette déclaration s’inscrit dans un cadre progressiste qui présente la cause palestinienne comme un combat universel pour les droits humains, et fait d’Israël un État intrinsèquement illégitime dont l’existence même constituerait une menace pour l’humanité.
Notre décryptage. Derrière le vocabulaire humanitaire, une responsable onusienne, condamnée pour antisémitisme par la France, l’Allemagne et le Canada, sanctionnée par les États-Unis, financée par des groupes pro-Hamas et retirée de Georgetown, instrumentalise sa fonction pour désigner un État démocratique comme l’ennemi de l’espèce humaine. Le système onusien qui la maintient en poste est devenu complice de cette dérive.
Humanity has a “common enemy” in Israel, Francesca Albanese tells Qatar's Al Jazeera forum pic.twitter.com/l1wXNiS7yP
— Hillel Neuer (@HillelNeuer) February 8, 2026
Hillel Neuer, directeur de l’ONG UN Watch, a relayé la déclaration sur X où elle a généré plus de 500 réactions. Le constat est sobre, la réalité brutale : une fonctionnaire des Nations unies, mandatée pour documenter la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, choisit la tribune d’un forum financé par le Qatar pour affirmer qu’Israël est « l’ennemi commun » de l’humanité. Elle le fait assise aux côtés d’un chef du Hamas, organisation classée terroriste par l’Union européenne, les États-Unis et le Canada, et du représentant d’un régime théocratique qui réprime ses propres citoyens.
Danny Danon, ambassadeur d’Israël aux Nations unies, a qualifié la scène d’« échec profond ». Le mot est faible. Ce qui s’est joué à Doha le 7 février n’est pas un dérapage verbal. C’est l’aboutissement logique d’un mandat exercé sans garde-fous par une responsable dont le parcours révèle un pattern systématique de partialité, de mensonges et de collusion avec les mouvements qu’elle est censée observer à distance.
Une carrière construite sur le mensonge et l’impunité
Francesca Albanese n’en est pas à sa première polémique. Elle est la première responsable de l’ONU à avoir été simultanément condamnée pour antisémitisme par la France, l’Allemagne et le Canada. En février 2024, elle a publié un tweet affirmant que les victimes israéliennes du 7 octobre « n’ont pas été tuées en raison de leur judaïsme mais en réponse à l’oppression d’Israël ». La France a qualifié le propos de « scandaleux », l’Allemagne d’« épouvantable ». Trois pays occidentaux majeurs qui pointent l’antisémitisme d’une fonctionnaire onusienne : le fait est sans précédent.
Le dossier ne s’arrête pas aux déclarations. Un rapport de 60 pages publié par UN Watch a révélé qu’Albanese a reçu 20 000 dollars de groupes pro-Hamas. La Palestinian Solidarity Network of Aotearoa (PSNA) avait qualifié le 7 octobre d’attaque « compréhensible ». L’Australian Friends of Palestine Association (AFOPA) avait décrit le chef du Hamas Yahya Sinwar comme « incroyablement émouvant ». Albanese a menti en prétendant que ces voyages étaient financés par l’ONU, en violation de l’article 3 du Code de conduite onusien. Le Secrétariat de l’ONU a couvert la dissimulation.
En mai 2025, Francesca Albanese a admis n’avoir jamais passé le barreau, alors qu’elle se présentait depuis des années comme « avocate internationale ». L’université de Georgetown, où elle était listée comme universitaire affiliée avec ce titre, l’a retirée de ses listes en décembre 2025 après la publication du rapport de UN Watch.
Sanctionnée personnellement par les États-Unis via l’Executive Order 14203 signé par le président Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré qu’elle « avait craché un antisémitisme sans retenue », Albanese a comparé sa situation à celle d’« Oussama ben Laden », affirmant ne plus pouvoir ouvrir de compte bancaire. La comparaison en dit long sur la perception qu’elle a d’elle-même : une victime persécutée par les puissants, et non une fonctionnaire internationale tenue par des obligations de neutralité qu’elle bafoue méthodiquement.
Le système onusien comme machine à légitimer l’extrémisme
En septembre 2025, Albanese a affirmé que 680 000 personnes étaient mortes à Gaza, dont 380 000 enfants de moins de cinq ans. Le recensement palestinien lui-même ne comptait que 341 790 enfants de cette tranche d’âge dans l’ensemble de la bande de Gaza. Confrontée à l’absurdité du chiffre, elle a admis avoir utilisé « le chiffre le plus élevé délibérément de manière provocatrice ». Une rapporteuse spéciale de l’ONU qui fabrique des statistiques pour maximiser l’impact émotionnel : le système onusien a toléré cela sans sanction.
« L’humanité a un ennemi commun en Israël. »
— Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU, forum Al Jazeera, Doha, 7 février 2026
Cette phrase dépasse le cadre de la critique d’une politique gouvernementale. Désigner un État tout entier comme « l’ennemi commun de l’humanité » relève d’une rhétorique de déshumanisation. Ce n’est pas la politique de colonisation qui est visée, ni le gouvernement Netanyahou, ni même la conduite de la guerre à Gaza. C’est Israël en tant qu’entité. Cette formulation, prononcée par une fonctionnaire onusienne sur une tribune où elle partage le micro avec le chef du Hamas, est la négation même du mandat qu’elle prétend exercer. La comparaison qu’elle a elle-même établie entre Gaza et « le plus grand camp de concentration du 21e siècle » et Israël et « le Troisième Reich » montre la constance d’un registre qui emprunte délibérément au vocabulaire de la Shoah pour inverser les rôles entre victimes et bourreaux.
En avril 2025, son mandat a été renouvelé malgré l’opposition des États-Unis, des Pays-Bas, de la Hongrie, d’Israël et de l’Argentine. La légitimité procédurale du renouvellement a été contestée par UN Watch, sans résultat. Le système onusien, paralysé par ses jeux d’alliances, s’est révélé incapable de sanctionner une rapporteuse qui compare Gaza à un « ghetto », qualifie ses critiques de « mafia pro-génocide » et fabrique des chiffres de victimes pour servir un récit militant.
Le cas Albanese n’est pas un accident. Il est le symptôme d’un appareil onusien devenu le véhicule d’une cause unique, où le progressisme international sert de paravent à la légitimation de mouvements totalitaires dont l’islamisme est dénominateur commun. Quand une fonctionnaire des Nations unies peut désigner un État membre comme l’ennemi de l’humanité, assise aux côtés d’un chef terroriste islamiste et d’un représentant de la théocratie iranienne, sans qu’aucun mécanisme institutionnel ne l’arrête, ce n’est plus l’État visé qui a un problème. C’est l’institution elle-même.




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