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Portrait : Rima Hassan, l’imposture faite mandat

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Portrait de Rima Hassan, eurodéputée LFI au Parlement européen

Élue eurodéputée en juin 2024 sur la liste LFI, Rima Hassan s’est construite une légende de réfugiée palestinienne. La réalité est plus crue : un père engagé dans l’armée d’Assad, des conférences aux côtés d’organisations terroristes, un cyberharcèlement de masse laissé sans conséquence, et une immunité parlementaire qui neutralise toute poursuite.

Rima Hassan a 1,8 million de followers, une immunité parlementaire européenne et zéro condamnation judiciaire malgré douze plaintes. En deux ans, cette juriste passée par l’OFPRA et la CNDA est devenue la figure la plus clivante de la politique française, non pas par la qualité de ses analyses, mais par l’ampleur de ses mensonges biographiques, de ses fréquentations terroristes et du système d’intimidation qu’elle a mis en place depuis les réseaux sociaux. Son parcours ne relève pas de l’engagement militant. Il relève de la manipulation organisée.

Parcours

1992

Naissance au camp de Neirab, en Syrie. Son père Ahmad est mécanicien dans l’armée de l’air de Bachar al-Assad, un engagement volontaire. Sa mère appartient à la famille Hananu, bourgeoisie syrienne d’Alep. Le statut de « réfugiée palestinienne » que Hassan revendiquera plus tard est juridiquement contestable : elle est née en Syrie, d’un père lui-même né en Syrie.

2001

Arrivée en France, à Niort, à l’âge de neuf ans. À aucun moment de sa carrière publique, Hassan ne prononcera un mot de critique contre le régime d’Assad, responsable de la mort de 400 000 Syriens. Ce silence durera un quart de siècle.

2010

Obtention de la nationalité française à 18 ans.

2016

Entrée à l’OFPRA puis à la CNDA, les juridictions françaises de l’asile. Hassan accède à des informations sensibles sur les demandeurs d’asile. Son salaire déclaré : 25 884 euros annuels.

2019

Création de l’Observatoire des camps de réfugiés (OCR). Structure 100 % bénévole, aucun bilan financier public, dons collectés via HelloAsso. L’opacité financière totale de l’association ne sera jamais questionnée par les médias.

2023

Année charnière. Forbes la sélectionne parmi les « 40 femmes » avant d’annuler la cérémonie après la polémique sur ses positions post-7 octobre. Hassan fonde Action Palestine France, rejoint LFI. La machine politique est en marche.

Mai 2024

Conférence à Tunis aux côtés de Sami Abu Zuhri (Hamas Afrique du Nord), Yousef Hamdan (Hamas Algérie), du FPLP et du Djihad islamique. Quatre organisations classées terroristes par l’Union européenne. Hassan pose, échange, ne manifeste aucune réserve.

Juin 2024

Élue eurodéputée, septième sur la liste LFI. Elle éclipse Manon Aubry et devient le visage médiatique du mouvement. L’immunité parlementaire européenne entre en vigueur.

Juin 2025

Embarque sur la flottille Madleen avec Zaher Birawi, sanctionné par l’OFAC américain le 21 janvier 2026 comme membre fondateur de la PCPA, façade politique du Hamas. Des documents Hamas récupérés à Gaza établissent le financement de la flottille par l’organisation terroriste. Son co-passager Thiago Ávila a assisté aux funérailles de Hassan Nasrallah (Hezbollah) et participé au sommet Gaza organisé à Téhéran.

Février 2026

Conférence à Sciences Po Lyon. En marge de l’événement, Quentin Deranque, 23 ans, est lynché par au moins six individus cagoulés identifiés comme membres de la Jeune Garde. Il décède de ses blessures le 14 février. Selon Europe 1, Hassan a été « récupérée à la gare par la Jeune Garde ». Cinq des six suspects sont identifiés, fichés S. Aucune interpellation.

Le réseau Rima Hassan

Derrière l’image de la militante solitaire se cache un réseau de financements et de connexions qui mène du Golfe à l’Iran en passant par le Hamas.

Le premier fil à tirer est celui de la Fondation Kamel Lazaar. Ce milliardaire tuniso-suisse basé à Riyad a versé 10 000 euros pour un livre de Hassan et financé l’exposition Nakba Survivor. L’éditeur des Équateurs et Hassan elle-même donnent des versions contradictoires sur le cadre exact de ce financement. La question de la non-déclaration au Parlement européen reste ouverte. Mais Lazaar n’est que la partie visible.

L’entourage direct de Hassan inclut Shahin Hazamy, influenceur franco-iranien lié à la Force Al-Qods, arrêté pour apologie du terrorisme, qui a assisté aux funérailles de Nasrallah à Beyrouth. Il n’est pas un contact distant. Il fait partie du premier cercle. Thiago Ávila, co-passager de la flottille Madleen, est lié à la fois à l’Iran et au Hezbollah. Le schéma est constant : chaque association de Hassan mène vers des organisations terroristes ou des proxies iraniens.

La commission d’enquête parlementaire de décembre 2025 a établi que Hassan a reçu au Parlement européen des représentants de Lallab et de la FEMYSO, deux structures liées aux Frères musulmans. En parallèle, Sahel Intelligence évoque un financement algérien de cinq millions de dollars, une allégation non corroborée mais que les faits publics rendent plausible : Hassan a voté contre la libération de Boualem Sansal (533 voix pour, 24 contre), ses amendements sont qualifiés par François-Xavier Bellamy d’« écrits ou inspirés directement par Alger », et elle a déclaré publiquement que « l’Algérie est et restera la Mecque des révolutionnaires ». Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau la qualifie d’« alliée du régime algérien ». Paul Amar, sur CNews en juin 2025, affirme qu’elle « était une agente de la Syrie » et « s’est mise au service de l’Algérie ».

L’ascension financière est brutale. De 25 884 euros annuels à la CNDA, Hassan passe à une indemnité d’eurodéputée d’environ 10 752 euros bruts par mois. Mais la question n’est pas tant ce qu’elle gagne que ce qu’elle ne déclare pas.

La méthode

Le cyberharcèlement pratiqué par Rima Hassan n’est pas un dérapage. C’est un système. Le mécanisme est toujours identique : désignation nominative d’une cible sur les réseaux sociaux, déferlement de masse orchestré par ses followers, condamnation de façade après coup, mais les tweets restent en ligne. La meute est lâchée, puis l’eurodéputée feint la modération.

Les victimes s’accumulent. Robin Korda, journaliste au Parisien, se voit accusé de suivre « la piste du Mossad » en février 2026. Hassan invite ses followers à « taper Israel + génocide » sur le compte du journaliste. Résultat : menaces de mort, insultes antisémites. Le Parisien porte plainte. François-Xavier Bellamy reçoit un « Tremblez. Ce n’est que le début » suivi de « Ça ne va pas durer » en juillet 2024. Plainte pour menaces de mort. L’imam Hassen Chalghoumi est inscrit sur une liste avec des coches ✅ en août 2025, ce que ses avocats qualifient de « fatwa numérique ». Plainte. Isabelle Morini-Bosc se voit attribuer des propos qu’elle n’a jamais tenus et reçoit des centaines de messages violents. Laurent Duplomb, sénateur, est traité d’« ordure » en février 2026, Hassan publie son adresse e-mail et appelle à son emprisonnement. Gérard Larcher, président du Sénat, porte plainte. Charlotte Gainsbourg est exposée publiquement pour ses abonnements Instagram.

Puis il y a Quentin Deranque. Le 12 février 2026, ce jeune homme de 23 ans est lynché par au moins six individus cagoulés en marge de la conférence de Hassan à Sciences Po Lyon. Les agresseurs sont identifiés comme membres de la Jeune Garde, un groupe d’extrême gauche. Quentin meurt de ses blessures deux jours plus tard. L’enquête pour homicide volontaire est ouverte. Cinq des six suspects sont identifiés et fichés S. Aucun n’a été interpellé. Europe 1 rapporte que Hassan a été « récupérée à la gare par la Jeune Garde ». Hassan n’a pas organisé le lynchage. Mais le climat de violence qu’elle nourrit, tweet après tweet, cible après cible, a produit exactement ce que toute personne raisonnable pouvait anticiper.

Face à tout cela, l’impunité est totale. Environ douze plaintes documentées, zéro condamnation, zéro renvoi devant un tribunal. Le 16 avril 2025, Hassan est auditionnée pendant onze heures et trente minutes par la BRDP pour apologie du terrorisme et menaces. Aucune suite. 51 députés Renaissance et 94 sénateurs ont demandé la levée de son immunité parlementaire. Le Parlement européen exige une demande judiciaire formelle. Le parquet n’en a envoyé aucune. L’impasse est complète. L’immunité parlementaire européenne fonctionne comme un bouclier juridique total, et Hassan le sait parfaitement.

« Le Hamas a une action légitime du point de vue du droit international. »

— Rima Hassan, Sud Radio, 27 février 2025

Cette phrase n’est pas isolée. Le 18 décembre 2024, Hassan déclare que « tout Franco-Palestinien doit pouvoir rejoindre la résistance palestinienne armée ». Le 21 août 2024, elle affirme qu’« en dehors du monde occidental, personne ne rattache le 7 octobre au terrorisme ». Elle exige que le 7 octobre soit « recontextualisé avant d’être puni ». Elle refuse systématiquement le mot « terroriste » pour qualifier le Hamas. Le vocabulaire est celui de l’apologie. Les actes sont ceux de la complicité. Mais l’immunité tient.

Le récit biographique lui-même est un outil de manipulation. Hassan se présente comme réfugiée palestinienne. Elle est née en Syrie, d’un père né en Syrie, engagé volontaire dans l’armée de l’air du régime Assad. Sa mère appartient à la bourgeoisie alépine. En 2024, Hassan effectue deux voyages en Syrie sans aucune difficulté d’accès, un privilège quasi impossible pour un citoyen français ordinaire. Ce n’est pas le parcours d’une réfugiée. C’est le parcours d’une personne connectée au régime.

À retenir

  • Une biographie fabriquée au service d’une cause. Rima Hassan a construit sa carrière politique sur un récit de réfugiée palestinienne qui ne résiste pas à l’examen des faits. Née en Syrie, d’un père militaire du régime Assad, issue de la bourgeoisie alépine, elle bénéficie encore en 2024 d’un accès privilégié au territoire syrien. Le statut de victime est une arme politique, pas une réalité biographique. Cette imposture fondatrice contamine tout le reste : si la base est fausse, que vaut l’édifice ?
  • Le cyberharcèlement comme stratégie politique. Le mécanisme de désignation de cibles suivi d’un déferlement de masse n’est pas un accident récurrent. C’est une méthode délibérée, testée et reproduite sur au moins six cibles documentées en moins de deux ans. La mort de Quentin Deranque à Lyon en février 2026, lynché par des membres de la Jeune Garde venus assurer la sécurité de sa conférence, est le produit direct d’un écosystème de violence que Hassan alimente quotidiennement. Douze plaintes, zéro condamnation : l’immunité parlementaire transforme l’impunité en stratégie.
  • Que vaut une immunité qui protège le harcèlement et l’apologie du terrorisme ? Le Parlement européen a été conçu pour protéger la liberté d’expression des élus, pas pour offrir un bouclier juridique à une eurodéputée qui qualifie l’action du Hamas de « légitime », participe à des conférences avec des organisations terroristes et des structures d’influence iraniennes et désigne des citoyens à la vindicte populaire. 145 parlementaires français ont demandé la levée d’immunité. Le parquet n’a pas transmis de demande formelle. Le système protège ce qu’il devrait combattre. La question n’est plus de savoir si Hassan dépasse les limites, elle les a pulvérisées. La question est de savoir pourquoi les institutions refusent d’agir.

Photo : © European Union 2024 / Wikimedia Commons

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